Section Simiane-Mimet

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Edito Septembre 2019


Une rentrée à enjeux forts ?


Après le relatif ralentissement estival l’actualité politique se réanime avec vigueur. Le G7 et son contre sommet ont mis en évidence les enjeux majeurs pour l’avenir de notre monde : climat, biodiversité, justice sociale, égalité femme homme …
La prise de conscience sur ces sujets est de plus en plus large, un mouvement positif notamment au sein de la jeunesse. Cependant les réponses apportées par les gouvernements autoritaires, populistes ou climato-sceptiques vont la plupart du temps à l’opposé de ce qu’il faudrait faire.

La croissance patine, jusqu’ici c’est le moteur du développement et de l’emploi « à l’ancienne ». Or les enjeux environnementaux invitent aux économies de ressources, à la sobriété de la consommation, tout au moins pour ceux qui peuvent trop consommer, à inventer un nouveau modèle économique. Cette transition doit sauvegarder et développer l’emploi qui reste un enjeu majeur dans notre pays.
Les techniques nouvelles : numérique, IA, robots en modifient profondément les contours.
Que peut la France seule ? Dans un contexte mondial de concurrence accrue, avec une solidarité limitée au sein de l’UE, jusqu’où peut-on y prendre des mesures unilatérales ? Jusqu’où peut-on modifier le modèle économique sans mettre en cause nos grands équilibres. Le débat sur le Mercosur illustre bien ces contradictions entre ouverture des marchés et environnement. Si les transports de tous types payaient leurs véritables coûts sociaux et environnementaux, les équilibres seraient profondément modifiés dans le bons sens.

Toutes ces questions nous interpellent et les partis doivent concerter, apporter des propositions, des réponses qu’ils pourront mettre en œuvre une fois au gouvernement. Entre les solutions idéales mais irréalistes à l’échelle d‘un seul pays et le libéralisme de droite du gouvernement actuel il y a une place pour des solutions d’une social démocratie écologique rénovée qui reste à bâtir. Nous devons continuer à dénoncer les mauvais choix du pouvoir actuel : baisse d’impôts (abandon de l’ISF, de la taxe d’habitation pour les 20 % plus aisés, impôts sur le revenu), privatisation d’ADP, de la française des jeux …et dans le même temps charges accrues des collectivités sans pour autant réduire la dette.

Les municipales qui approchent porteront le débat sur la démocratie locale et les actions concrètes pour l’environnement, une bonne base pour impliquer nos concitoyens dans l’action de proximité, recoudre le tissus social et donner plus de sens à la politique.

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