Section Simiane-Mimet

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Édito mai 2020


Reprises et changements


Le dé-confinement suscite bien des débats, enfin nous y sommes. Espérons qu’il s’ouvrira progressivement à des mesures moins strictes.

Il n’est pas l’heure de faire un bilan de la crise. Ce sera nécessaire mais bien plus tard quand nous en serons en grande partie sortis et la situation se sera apaisée, les tenants et aboutissants mieux connus.

Nous pouvons cependant regretter les atermoiements du gouvernement, le faible engagement européen, les repliements nationaux et la sans doute excessive défiance des Français sur la gestion de la crise. Les choix passés du gouvernement, les artifices sur les masques en sont en grande partie la cause, mais pas que. Pour autant ils se sont montrés civiques.
Félicitons-nous des mesures prises au plan national pour les salariés, le soutien aux entreprises.
Au niveau européen la BCE a joué pleinement son rôle mais des pays ont fait montre de bien peu d’esprit de coopération, l’Allemagne qui certes a accueilli des malades mais a refusé l’envoi de tests, de masques ou une réunion sur la santé en janvier, la Hollande, elle n’est pas la seule, qui s’est opposée jusqu’ici à plus de solidarité, notamment vis à vis de l’Italie, alors que par ailleurs elle facilite l’évasion fiscale.
Il faut retenir que le choix du confinement a été celui de la vie au détriment de l’économie.
L es dernières décisions gouvernementales ont par ailleurs ouvert la voie à une plus grande décentralisation de certaines décisions, un pas important.
Le très fort engagement du personnel médical, des travailleurs sur site, des associations, des particuliers a permis de mieux traverser cette période de confinement en apportant une réponse aux situations
Les collectives locales ont également joué un rôle très important dans cet accompagnement.

Et maintenant ?

Une période délicate s’ouvre avec la crainte d’un redémarrage très lent de l’économie et d’une hausse importante du chômage. Tout cela avec la menace du virus toujours présente.
Concilier aide publique aux entreprises, action de solidarité sociale renforcée et orientations vers une économie plus durable va être extrêmement difficile. Dans le même temps il ne faudra pas oublier d’avoir un retour pour ceux qui ont fait tourner la machine, notamment sur le terrain.
Des mesures au niveau national sont possibles : limitation du trafic aérien, développement de l’agriculture de proximité bio, relocalisation d’activités stratégiques… Le robinet financier va se refermer petit à petit. La contribution des plus aisés à travers une tranche supplémentaire d’impôt, l’abandon de la flat tax apporterait un certain financement et recoudrait le tissu social.
Mais c’est bien au niveau européen qu’il faudrait mieux se protéger contre le dumping commercial et renforcer notre cohésion politique pour exister face aux grandes puissances hégémoniques US et Chine. La lutte contre l’évasion fiscale qu’il faut renforcer est bien du ressort du G20 mais aussi de l’Europe.
Les partis d’extrême droite sont toujours à l’affut. Ils n’ont pas renforcé leur crédibilité dans cette crise d’autant plus que les pays où les dirigeants se réclament de cette droite autoritaire ont montré leur faillite dans sa gestion.
Les peuples peuvent adhérer majoritairement à l’idée d’une Europe solidaire si les responsables plaident et agissent ce sens. En seront-ils capables ?
Nous avons vu le mouvement des sardines en Italie qui a fait bouger la situation. Ailleurs de nombreuses manifestations ont eu lieu en Europe de l’Est pour rejeter des politiques nationalistes.
Le monde et les temps changent, l’espoir de sortir positivement de ce maelström subsiste mais il faut un large mouvement d’opinion pour cela. C’est notre responsabilité, parti d’opposition, d’agir en ce sens.

Le secrétaire de section
Christian ARNAUD

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